Le XIXe et XX siècle

Après les Guerres de Vendée, alors que La Remaudière ne compte plus que 510 habitants, la commune rentre dans une période de reconstruction. 
Dans la 2e moitié du XIXe siècle, l’essor de l’activité économique avec le développement de l’artisanat et des commerces vont favoriser cette reconstruction et l’agrandissement du Bourg au dépend des villages proches : la Basse-Gagnerie, la Haute-Gagnerie, la Collinerie. Les artisans vont adopter de nouvelles formes architecturales dans les constructions de l’habitat et des bâtiments d’exploitation, sous l’impulsion des constructions de Clisson et de son modèle : la Maison du Jardinier à la Garenne-Lemot. La brique devient le principal matériau utilisé en élément décoratif des baies et pour souligner les corniches, les arcs, les chaînages, les bandeaux et les décors. 
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  • En 1855, le 27 Octobre, se sont présentées, accompagnées de leur supérieure générale, deux sœurs destinées à ouvrir une école pour l’éducation des petites filles Sœur Saint-Athanase et la Sœur Aurélie. Demandées par le curé à la communauté de la Pommeraye en Anjou, elles ont pris possession d’un local qui leur a été destiné près du village de la Basse-Gagnerie et le 2 novembre, jour des trépassés, elles ont commencé les exercices de la classe.        
                                                                                                                                                                                                 
  • En 1856, il y eu une épidémie de Typhoïde à la Savinière. Tous les habitants, excepté un domestique et quelques enfants, en furent atteints. Ils ont été obligés d’abandonner les travaux, chaque maison présentait le triste spectacle d’un hôpital ; la frayeur saisissant les villages voisins, à peine pouvait-on trouver des personnes pour soigner les malades ; François PETITEAU (père), Pierre PETITEAU (fils) ; Joseph PETITEAU (fils) succombèrent. De concert avec les médecins, le Curé fit venir deux sœurs de Saint Vincent-de-Paul qui prodiguèrent leurs soins aux malades et enrayèrent la maladie.

  • 1858, verra la destruction du cimetière qui se trouvait devant la bibliothèque et devant l’église actuelle. On n’y enterrait plus depuis déjà 18 ans.

  • 1862, le 23 avril, début de construction de l’ex école des Filles Ste Marie aujourd’hui école Mixte St Michel.

  • 1869, la construction de l’église actuelle

  • Profitant des lois de 1880, il fut créé une école obligatoire et gratuite. Un des maîtres de l’époque fût Alexis Vinée né à Montoir en 1864 et dont l’épouse était également institutrice. Il est resté 12 ans à La Remaudière. L’inspecteur d’académie l’ayant classé « maître de valeur et pionnier du développement agricole et vinicole ». En 1912, la Clique a été créée.

  • La Guerre 1914/1918, son bilan humain s'élève à environ 9 millions de morts et environ 8 millions d’invalides, soit environ 6 000 morts par jour. Proportionnellement, en nombre de combattants tués, la France est le pays le plus touché avec 1,4 million de morts et de disparus soit 10 % de la population active masculine. La Remaudière a perdu 51 de ses enfants sans compter les handicapés à vie.

  • En 1922, La Remaudière verra la naissance de sa première Coopérative agricole. Pour la première fois, les cultivateurs s’unissent et créent la « Société Coopérative Agricole pour l’utilisation des Machines et instruments Agricoles de La Remaudière », le 9 juillet précisément. Il ne s’agit pas là de faire face à une crise agricole mais de pouvoir, de façon économique, accéder aux machines agricoles fort onéreuses - et plus particulièrement le matériel de battage - qui apparaissent dans ces années. Sur environ 144 exploitants à La Remaudière en 1922, 94 s’engagent en tant que sociétaires, ce qui est remarquable lorsque l’on sait qu'avec cette dénomination « d'exploitant », englobait beaucoup de fermes de 2 à 4 hectares qui n'exploitaient pas de céréales ou qui les faisaient battre par leur voisin.

  • En 1928, l’électricité à la Remaudière est arrivée. Il faudra attendre 30 ans pour que tous les villages soient alimentés.

  • En 1928, le 15 janvier bénédiction de l’école, privée des garçons, St Michel. Le premier directeur d’Ecole fût l’abbé Eveillard prêtre instituteur.

  • La guerre 1939/1945 fut la plus coûteuse en vies humaines de toute l’histoire de l’humanité. On recense plus de 55 millions de morts avec plus de victimes civiles que militaires. La Remaudière a perdu 3 de ses enfants. De nombreuses familles accueillirent des réfugiés du nord de la France et de Belgique ainsi que les Nantais durant les bombardements alliés.

  • En 1956, les premières moissonneuses batteuses arrivent au sein de la CUMA de La Remaudière.

  • En 1956, la grotte, située à la Roche Lima, ancienne carrière de pierre, en bordure de la Divatte, rappelle la grotte de Lourdes. Ce site, imaginé par l’abbé Alphonse Homeau, curé de La Remaudière, est inauguré en 1956 suite à une mission. (par mission, au 20ème siècle, s’entend une évangélisation afin de remobiliser les communautés chrétiennes en milieu rural).

  • En 1956, les régions françaises sont créées. Notre territoire se trouve en Pays de Loire.

  • En 1957, le département de Loire Inférieure prend le nom de Loire-Atlantique.

  • 1966 Création de l’union Sportive Remaudière Boissière USRB

  • 1970 Création au sein du­­­­ Canton du SIVOM devenu District en 1994 puis Communauté de Communes (CCLD) en 2000

  • 1980 les écoles de garçons St Michel et de filles Ste Marie deviennent mixtes (a controler ou 1968 ou 1980)

  • 1980 Création du Syndicat Mixte du Vignoble Nantais devenu en 2007 le syndicat Mixte du Scot et du Vignoble Nantais

  • 1988 La paroisse de Remaudière perd ses prêtres. L'équipe pastorale s'installe au Landreau.

  • 1991 l’école privée Ste Marie devient l’école Saint-Michel et réuni l’ensemble des garçons et filles de La Remaudière.

  • 2004 Remodelage pastoral pour le département sur 293 paroisses initiales il n'en restera plus que 89. La Remaudière passe à la Paroisse Saint-Barthélémy réunissant les 7 anciennes Paroisses du Canton, lieu de résidence le presbytère du Loroux-Bottereau.

  • 2008 Un seul curé pour les  Paroisses de Saint-Barthélémy (Loire-Divatte) et de Saint-Vincent des vignes (C.C.de Vallet)  le lieu de résidence reste au Loroux-Bottereau.

  • 2015 Fusion des cantons de Vallet et du Loroux–Bottereau au profit du Canton de Vallet